
3h00, je me réveille en sursaut au beau milieu de la nuit, un grand bruit, fort et violent m'a tiré de mon sommeil, brutalement. Je mettrai un long moment avant de comprendre la source de ce dérangement : le cadre, lourd et imposant, accroché au-dessus de mon lit, vient de s'écrouler, glissant le long du mur et venant s'encastrer derriere la tete de lit, pris dans ce logement, retenu par la table de chevet, il git de guingois a quelques centimetres seulement de ma tete. J'aurais pu etre assommée, je suis juste un peu effrayée et tarderai a me rendormir, d'autant qu'au-dessus de moi proviennent des éclats de voix, dispute, colere, je ne sais pas, on crie en tout cas.
J'enfonce un peu plus les boule Quies et bascule de nouveau dans le monde du sommeil.
7h25, un autre sursaut, naturel cette fois, mon horloge interne. Fatiguée, je referme les paupieres et attends quelques minutes avant de me lever. La piece d'a coté est vide, je me douche et rejoins en bas mes deux amis de chambrée.
Dehors, la pluie ne s'est pas encore mise a tomber. Nous allons faire un tour en ville avant de nous décider sur la suite de la journée. On laisse un peu le temps au rocher de sécher, du moins, on le voudrais...
Nous optons pour les blocs de l'Apron. A peine le temps de démarrer que le ciel se remet a ruisseler. Nous insistons, nous garons et montons sur le site voir si l'on peut grimper. Nous renoncerons au pied d'un énorme bloc incliné déja occupé par 3 jeunes tachant de grimpouiller. Apres un long moment d'hésitation, en manque d'inspiration, en manque de motivation, nous redescendons.
Nous stoppons en chemin dans un magasin d'art indien puis allons assoir notre désespoir a la table de la cuisine de notre auberge. On mange, au sec, espérant que les gouttes veuillent bien cesser de tomber... en vain, le ciel pleuvra sans discontinuer... nous abandonnons toute idée de grimper. Francoise et moi irons nous promener, a l'abri de notre parapluie, nous magasinerons un peu.
17h, nous revenons a l'auberge, nous abriter. Philippe, dans la cuisine discute avec deux Québécois, Josée et Guy, avec lesquels nous avons sympathisé. On se joint a eux... Tea Time... pour se réchauffer.
18h, nous prenons la voiture pour éviter de se faire mouiller et filons en ville au shop d'escalade, trouvant porte fermée, nous faisons demi-tour et allons a la Brewery pour diner. Il est tot, la salle est encore calme. Je m'accorde une biere maison en attendant de diner. Je mettrai d'ailleurs un long moment avant de décider de ce que je veux manger. On finit, pour une fois, par un dessert, un gros morceau de cheesecake que nous avons partagé.
2 parties de billard américain terminent la soirée. Il est temps de rentrer.
21h30, retour a la cuisine, nos deux Québécois y sont attablés. On boit une infusion, on se met a papoter.
22h30, je regroupe sommairement mes affaires et écris un peu dans mon cahier.
Une journée humide, grise et fade dont nous nous serions bien passée... |